3 questions à Anne de Wilde, Chargée de Recherche (PiLeJe)


Pourquoi pratiquer une activité physique dans une démarche de perte de poids ?

Reprendre ou maintenir une activité physique quotidienne est un geste incontournable dans une démarche de perte de poids ou de maintien d’un poids santé. Un excès de poids résulte d’un déséquilibre entre les apports énergétiques et la dépense énergétique. En l’état actuel des connaissances, le seul moyen d’augmenter les dépenses énergétiques est d’augmenter l’activité physique. Or, lorsque l’on fait de l’exercice, l’organisme dépense de l’énergie ce qui contribue à réduire le déséquilibre entre les « entrées » et les « sorties » d’énergie. C’est ainsi que la sédentarité est un facteur de risque de prise de poids voir de surpoids. La sédentarité peut être définie par une activité physique nulle ou inférieure au seuil minimal d’activité physique recommandée (soit l’équivalent de 30 minutes par jour de marche à un pas soutenu - marche rapide - au moins 5 jours par semaine).

L’activité physique apporte des bénéfices sur les différentes fonctions de l’organisme telles que cardiovasculaire (amélioration de la performance cardiaque et une meilleure vascularisation des tissus), respiratoire (augmentation de la consommation d’oxygène et meilleure oxygénation cellulaire), métabolique (meilleure utilisation des lipides, meilleur profil lipidique (HDL), locomotrice (augmentation de la force musculaire, de la souplesse, de la densité osseuse), psychique (sensation d’être en forme et bien dans sa peau, amélioration de l’hygiène globale de vie).

Et si le secret de la perte de poids était lié à quelques heures de sommeil supplémentaires ?

La réduction du temps de sommeil, qu’elle soit comportementale (habitudes de vie) ou liée à des troubles du sommeil plus spécifiques, est très fréquente dans nos sociétés. Les données épidémiologiques montrent un lien entre la réduction du temps de sommeil et la prise de poids1. Des études expérimentales récentes montrent qu’une restriction partielle de sommeil induit des altérations des fonctions métaboliques et endocrines comme une diminution de la tolérance au glucose, une augmentation de la faim et de l’appétit... En d’autres termes, la réduction du temps de sommeil pourrait augmenter le risque de surpoids car elle n’autorise pas le retour à un état hormonal propice au contrôle de la prise alimentaire2. Par ailleurs, le manque de sommeil peut également contribuer à la prise de poids dans le sens où le temps d’éveil et donc de prises de repas éventuels est prolongé. La fatigue et le stress généré par la réduction du temps de sommeil contribuent aussi à augmenter la prise alimentaire et à réduire l’activité physique.

D’après l’enquête « sommeil et rythme de vie » INSV/BVA Healthcare 2009

Sur 1 journée, 1 heure 20 minutes de sommeil rogné

Sur 1 semaine, 1 nuit de sommeil en moins

Sur 1 année, plus d’1 mois et demie de sommeil en moins

Sur 40 ans de vie active, il nous manquerait 5 ans de sommeil !

Quel est l’intérêt des souches microbiotiques dans une stratégie minceur ?

Il est aujourd’hui prématuré de répondre de manière ferme et définitive à cette question. En revanche, les données publiées ces dernières années ouvriront très certainement la voie à des applications pour les souches microbiotiques mais aussi les fibres dans l’accompagnement du surpoids et de ses complications dans les années à venir.

En effet, une série de résultats récents montre clairement un lien entre la composition du microbiote intestinal et le poids. Une différence de composition du microbiote intestinal a été observée entre sujets obèses et sujets de poids normal3. La composition du microbiote au cours de la première année de vie aurait également un impact sur la prise de poids au cours de l’enfance (jusqu’à 7 ans)4.

De plus, le gain excessif de poids chez la femme enceinte serait corrélé à certaines modifications de la composition du microbiote entre le premier et le dernier trimestre de la grossesse5. Que ce soit chez le nouveau-né ou chez la femme enceinte, c’est le nombre réduit de bifidobactéries dans les fèces qui serait associé à la prise de poids.

Enfin un dernier travail publié récemment montre une corrélation entre la baisse de la concentration fécale en bifidobactéries et l’augmentation de l’I.M.C. . Plus spécifiquement chez la femme enceinte au cours d’une étude finlandaise, une association de 2 souches microbiotiques a permis d’améliorer la glycémie pendant la grossesse et réduire l’incidence de surpoids abdominal un an après l’accouchement6.

L’intérêt de l’apport de souches microbiotiques dans l’accompagnement du surpoids reste donc à confirmer par des études cliniques.

 

Mai 2011

 


1.Spiegel K, Tasali E, Leproult R, Van CE. Effects of poor and short sleep on glucose metabolism and obesity risk. Nat Rev Endocrinol 2009 ;5:253-61.
2.Chaput JP. Is sleeping more and working less a new way to control our appetite ? Eur J Clin Nutr 2010 ;64:1032-3.
3.Ley et al 2006
4.Kalliomaki et al., 2008
5.Collado et al., 2008
6.Laitinen et al, 2009
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