3 questions à Isabelle Guinobert, PhD PiLeJe


Avons-nous tous besoin du même temps de sommeil ?

Les besoins en sommeil sont propres à chaque individu et varient avec l’âge. Il existe différents critères pour caractériser le sommeil d’un individu : sa durée, l’heure du coucher (tardive ou précoce), et une facilité plus ou moins importante à décaler cette heure de coucher. La typologie du sommeil est essentiellement déterminée par nos gènes mais elle peut être influencée par nos modes de vies. En moyenne, un adulte dort entre 7 et 8 heures par nuit mais il existe des « petits dormeurs » et des « gros dormeurs ». Le record minimal observé est de 3 h30 de sommeil par nuit. À l’opposé, certains d’entre nous ont besoin de 11 ou 12 heures ! Certains sont « couche tôt » et d’autres « lève tard ». La durée idéale d’une nuit de sommeil est celle qui donne le sentiment d’être en forme et efficace dès le lendemain matin. L’âge avançant, les besoins peuvent changer et la durée de sommeil se raccourcir.

Quelles sont les conséquences des nouvelles technologies (tablettes, smartphones, ordinateurs) sur notre sommeil (durée, qualité ?)

Plus d’un tiers des 25-45 ans déclarent surfer sur internet, écrire des courriels ou jouer aux jeux vidéo durant l’heure précédant le coucher*. Contrairement à la télévision, ce type d’activité est très stimulant et sollicite notre attention et notre concentration. Or, pour nous endormir, nous avons certes besoin de nous détendre mais aussi de calme. De plus, le caractère captivant de ces activités a tendance à masquer la sensation de somnolence, ce qui entraîne des heures de coucher tardives.
De plus, la proximité de l’écran de ces nouveaux appareils entraine une exposition prolongée à la lumière. Cette dernière limite la sécrétion de mélatonine, une neuro-hormone qui renseigne l’organisme sur le moment de la nuit. La lumière retarde donc le passage vers le sommeil.
Les conséquences de ces nouveaux comportements se répercutent surtout sur la durée du sommeil et sur les performances du lendemain. Afin d’éviter des nuits plus courtes, ce genre d’activité devrait être arrêté au moins 1 heure avant le coucher.

*enquête Inpes/BVA décembre 2007).http://www.inpes.sante.fr/70000/dp/08/dp080310.pdf

Comment expliquer qu’un manque de sommeil puisse jouer sur la prise de poids ?

Il est maintenant bien établi que le manque répété de sommeil ou une altération de sa qualité peut avoir des conséquences sur la prise de poids et le risque de développer un diabète ou de devenir obèse. Les sujets qui ne dorment pas assez grignotent davantage et ont plus faim. Cette modification du comportement alimentaire liée au manque de sommeil peut s’expliquer par une dérégulation de la sécrétion des hormones impliquées dans le contrôle de la prise alimentaire. En effet, une hormone de la satiété, la leptine, est sécrétée en particulier au cours du sommeil par les cellules graisseuses. Tandis que la ghréline, hormone de la faim, est sécrétée pendant l’éveil. Un manque de sommeil (et donc un excès de veille) se répercute par une augmentation de la production de ghréline et une diminution de la leptine. In fine cela aboutit à une augmentation de la prise alimentaire.

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