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3 questions à Isabelle Guinobert et Sophie Holowacz, Chargées de Recherche PiLeJe
Qu’est-ce que la lucite estivale bénigne ?
Il s’agit d’une forme d’allergie due aux rayons ultraviolets. Elle touche 1 femme sur 10 entre 17 et 40 ans, soit près de 900 000 personnes chaque année. Cette photodermatose apparait généralement aux 2ème ou 3ème jours des vacances d’été après une exposition solaire prolongée ou lors des week-ends ensoleillés. Le décolleté, les épaules et les membres sont préférentiellement touchés. La lucite se manifeste par une éruption de petits boutons et des démangeaisons. La photosensibilité s’atténue progressivement en 5 à 15 jours, mais la lucite estivale bénigne récidive en général les années suivantes. Bien que les mécanismes physiopathologiques soient encore mal connus, les radiations UVA et leurs effets néfastes sont impliqués ainsi qu’une réaction immunitaire locale. Il est donc conseillé aux personnes sujettes à la lucite estivale de s’exposer progressivement, d’éviter le soleil entre 12 et 16h, de porter des vêtements protecteurs et d’appliquer régulièrement des écrans solaires de coefficient élevé en UVA.
Qu’est-ce que l’urticaire solaire ?
L’urticaire solaire touche principalement les femmes âgées de 20 à 40 ans et survient dans les premières minutes après une exposition au soleil et disparaît rapidement après s’être mis à l’ombre.
L’éruption de la peau provoque des plaques surélevées ressemblant à des piqures d’orties et peut récidiver pendant plusieurs années.
Comment savoir si je vais voyager dans un pays à risque ?
Selon une étude publiée en 2007 par Cavallo et al., la fréquence de survenue de la diarrhée du voyageur varie en fonction des destinations.
Trois zones ont été définies :
- des zones à faible risque (< 10%) englobant l’Europe du Nord, l’Europe centrale, l’Amérique du nord, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et le Japon,
- des zones de risque intermédiaire (10 à 30%) qui incluent l’Europe du Sud et orientale, l’ex-URSS, le pourtour méditerranéen, le Moyen-Orient, les Caraïbes, l’Océanie et l’Afrique du Sud,
- des zones à risque élevé (30 à > 50%) qui regroupent l’Amérique latine, l’Afrique ainsi que le sous-continent Indien et l’Asie du sud-est.










































