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3 questions à Sophie Holowcaz, chargée de recherche PiLeJe
La pratique d’une activité physique est-elle à conseiller chez les personnes souffrant d’un syndrome de l’intestin irritable ?
Les données dans le domaine sont encore assez peu nombreuses mais très intéressantes. Ainsi, dans une étude publiée en mai dernier par une équipe suédoise, les auteurs ont mis en évidence qu’une augmentation de l’activité physique – 20 à 30 minutes d’exercice d’intensité modérée à élevée, de 3 à 5 fois par semaine, pendant 12 semaines – permettait de diminuer les douleurs abdominales et les troubles du transit associés au S.I.I..
La consommation de produits laitiers et de gluten est-elle à éviter ?
Il convient de distinguer le S.I.I. de l’intolérance au lactose (présent dans les produits laitiers) et de la maladie cœliaque (ou intolérance au gluten présent dans plusieurs céréales et produits dérivés) même si leurs troubles restent relativement proches.
Si le S.I.I. ne peut être confirmé par aucun examen biologique (critères de Rome III uniquement), le diagnostic d’intolérance au lactose peut facilement être vérifié par un test respiratoire qui permet d’évaluer l’hydrogène expiré après ingestion du lactose. La maladie coeliaque quant à elle peut être diagnostiquée lors d’une prise de sang (présence d’anticorps) ; elle peut être confirmée par une biopsie de l’intestin grêle et par la disparition des signes cliniques lors d’un régime sans gluten.
Comment avoir la garantie que le probiotique ou le mélange probiotiques utilisé soit efficace ?
L’intérêt des probiotiques dans la prise en charge des troubles associés au S.I.I. est aujourd’hui bien documenté mais l’efficacité reste avant tout souche dépendante. La démonstration des effets santé de la souche probiotique (ou du mélange de souches probiotiques) passe impérativement par des essais randomisés en double aveugle contre placebo. Ces essais doivent être menés sur un échantillon représentatif de la population ciblée et avec le produit commercialisé. Ainsi dans le domaine du SII, certaines études se sont limitées à une sous-catégorie de patients (uniquement chez la femme ou chez des patients avec un S.I.I. à prédominance constipée par exemple) ou avec une galénique différente de celle commercialisée (jus d’orange à la place de gélules par exemple).










































