Bien vivre la ménopause


Aujourd’hui en France, 10 millions de femmes sont ménopausées et de 300 000 à 500 000 femmes entrent en ménopause chaque année…

Qu’est-ce que la ménopause ?

La ménopause est un stade physiologique normal caractérisé par une diminution de la sécrétion en œstrogènes et en progestérone consécutive à l’arrêt progressif du fonctionnement des ovaires.

L’âge de survenue de la ménopause se situe aux alentours de la cinquantaine (en moyenne à 51 ans). Il est plus précoce chez les fumeuses (d’environ deux ans).

On considère qu’une femme est ménopausée lorsque les menstruations ont disparu depuis au moins 12 mois. La date de la ménopause correspond à celles des dernières règles. 

Comment se manifeste-t-elle ?

Les manifestations sont très variables d’une femme à une autre, dans leur fréquence, intensité, moment d’apparition et durée.

 

Conséquences à court terme :

Une femme sur deux voit sa qualité de vie perturbée par :

-Des bouffées de chaleur

-Des troubles de l’humeur et du sommeil

-Une sécheresse cutanée et vaginale parfois responsables de vaginites, douleurs vaginales, cystites, rapports douloureux

-Des troubles de la libido et la perte du désir

-Une redistribution de la masse grasse au niveau abdominal avec ou sans prise de poids

 

Conséquences à moyen terme :

Elles prédominent au niveau des organes cibles des œstrogènes.

-L’atrophie de la vulve et du vagin survient plus ou moins rapidement après la ménopause. La flore de protection vaginale diminue également entraînant une sensibilité plus grande de l’épithélium (aminci) aux infections (par exemple vaginite). 

-L’appareil génital tend à s’atrophier et selon les cas, les femmes ménopausées peuvent développer une pilosité excessive.

-La peau devient plus fine en raison là aussi de la carence oestrogénique et l’index de masse corporelle tend à augmenter après 50 ans.

 

Conséquences à long terme

Un des risques majeurs de la ménopause est l’ostéoporose post-ménopausique. Si la perte de masse osseuse, terrain de l’ostéoporose, est un phénomène physiologique lié au vieillissement, elle s’accélère considérablement à la ménopause et constitue un réel problème de santé publique. Elle se manifeste 7 à 10 ans après l’arrêt des règles et concerne une femme sur quatre, soit près de 2,5 millions de femmes. 

 

Athérosclérose coronarienne. Avant la ménopause, les maladies coronariennes sont beaucoup plus fréquentes chez l’homme que chez la femme. Après la ménopause, progressivement la fréquence des coronaropathies féminines va rejoindre celles des hommes. Le rôle respectif de l’âge et de la carence oestrogénique est controversé.

Comment y remédier avec la Micronutrition ?

Le lin

Les lignanes sont des polyphénols, une famille de molécules d’ori­gine végétale très étudiée et dont les effets bénéfiques pour la santé sont de plus en plus documentés et reconnus. Les lignanes sont très répandus dans l’alimentation occiden­tale, puisqu’ils sont apportés principalement par les céréales, fruits et légumes, thé, café et vins. Outre leur richesse en acide alpha-linolénique, acide gras essentiel précurseur des omégas 3, les graines de lin sont connues pour être la source la plus riche en lignanes. Ces propriétés nutritionnelles parti­culières de la graine de lin ont fait l’objet de nombreuses re­cherches dans le domaine de la santé en particulier chez la femme ménopausée.

Initialement, les études chez la femme ménopausée por­taient sur l’intérêt des graines de lin dans la prévention des maladies cardiovasculaires, en particulier sur l’amélioration des profils lipidiques. Certaines de ces études ont également évalué l’effet des lignanes sur la qualité de vie. Les résul­tats montrent une amélioration des troubles du cli­matère (bouffées de chaleur, sueurs nocturnes…) en réponse à l’ingestion de graines de lin1,2.

 

D’autres études ont depuis confirmé l’efficacité de l’apport de graines de lin en termes d’amélio­ration des bouffées de chaleur et des troubles de l’humeur. Ces effets sont attribués à la richesse en un lignane particulier, le SDG (Secoisolariciresinol digluscoside) de ces graines. 

L’importance des micronutriments : les vitamines D et B, le calcium

La vitamine D joue un rôle essentiel dans la santé osseuse. Or, la ménopause s’accompagne d’une accélération de la perte de masse osseuse liée à l’âge, faisant le lit de l’ostéoporose. Afin de limiter le risque de fracture, il est important d’avoir un apport suffisant en vitamine D et calcium. La vitamine D se trouve majoritairement dans l’huile de foie de morue, certains poissons (hareng, saumon, sardine) et dans les huîtres et le calcium dans les produits laitiers et certaines eaux minérales.

 

Les vitamines du groupe B sont tout aussi importantes à la ménopause. Un bon statut en vitamines B permet de limiter le risque de problèmes cardiovasculaires3 et d’ostéoporose4 chez des femmes ménopausées. Afin de faire le plein de vitamines B, nous pouvons nous tourner vers certains abats (foie) et viandes (lapin), les oléagineux, les féculents (pomme de terre) et les poissons gras.

Dossier réalisé en collaboration avec Anne LEBLANC - Chef de Projet Recherche PiLeJe (PhD) - Juin 2013

 

1.Lemay A, Dodin S, Kadri N, Jacques H, Forest JC. Flaxseed dietary supplement versus hormone replacement therapy in hypercholesterolemic menopausal women. Obstet Gynecol 2002 ;100:495-504.
2.Campagnoli, C. ; Abba, C. ; Ambroggio, S. ; Peris, C. ; Perona, M. ; Sanseverino, P. Polyunsaturated fatty acids (PUFAs) might reduce hot flushes : an indication from two controlled trials on soy isoflavones alone and with a PUFA supplement. Maturitas 2005, 51 (2), 127-134.
3.Sultan, N. ; Khan, M. A. ; Malik, S. Effect of folic acid supplementation on homocysteine level in postmenopausal women. J. Ayub. Med. Coll. Abbottabad. 2007, 19 (4), 78-81.
4.Rejnmark, L. ; Vestergaard, P. ; Hermann, A. P. ; Brot, C. ; Eiken, P. ; Mosekilde, L. Dietary intake of folate, but not vitamin B2 or B12, is associated with increased bone mineral density 5 years after the menopause : results from a 10-year follow-up study in early postmenopausal women. Calcif. Tissue Int. 2008, 82 (1), 1-11.

  RAPPEL GRATUIT
Une question ? Besoin d'aide ? APPEL GRATUIT
  DOCUMENTATION
Demander une brochure
  ABONNEMENT
Pour recevoir la newsletter


Pour votre santé, mangez au moins cinq fruits et légumes par jour - www.mangerbouger.fr
Pour votre santé, pratiquez une activité physique régulière - www.mangerbouger.fr
Pour votre santé, évitez de manger trop gras, trop sucré, trop salé - www.mangerbouger.fr
Pour votre santé, évitez de grignoter entre les repas - www.mangerbouger.fr
Suivez-nous sur : Rejoignez-nous sur facebook