Focus sur les enfants et la nutrition


La santé de leur(s) enfant(s) représente la première préoccupation des parents1.

L’enfance est une période caractérisée par une phase de croissance et de développement nécessitant des besoins nutritionnels particuliers2. Lorsque l’alimentation de l’enfant n’est pas adaptée à ses besoins, d’un point de vue quantitatif et/ou qualitatif, cela se traduit principalement par des troubles (exemples : retard de croissance, obésité1). Chez le nourrisson, on constate également une plus grande susceptibilité aux infections ou encore des états évocateurs tels qu’une apathie ou une irritabilité3.

L’alimentation joue un rôle important dans la croissance de l’enfant et contribue à sa santé d’aujourd’hui et de demain4.

Depuis plusieurs dizaines d’années, les progrès de la science, de la médecine et de l’industrie agro-alimentaire ont contribué à améliorer la santé des enfants. Ces progrès ont ainsi permis de lutter contre deux grands maux qui mettaient en jeu la survie des enfants5 ;6 : les maladies infectieuses et la malnutrition. Cette dernière est notamment responsable de retards de croissance et de développement (rachitisme et carences)7.

En dehors des troubles de la nutrition (perte de poids, obésité), les raisons d’une inadéquation entre les apports et les besoins ne sont pas clairement identifiées.

L’éviction de certains aliments ou des préférences alimentaires limitant certaines classes d’aliments (comme pour la viande et le poisson) exposent à un risque de déficience voire de carence8 ;9.

Des études alimentaires ont évalué la consommation de différentes classes d’aliments chez les enfants.

L’étude INCA2 publiée en 2010 a montré une nette augmentation de la consommation de compotes tandis que la consommation de fruits frais est restée stable tout comme celle des légumes, comparativement à l’étude INCA1 de 199910. Malgré une grande variété de produits disponibles, on assiste à une uniformisation de l’alimentation des enfants.


A l’adolescence, l’intérêt d’une alimentation variée reste vrai. Pourtant, une fréquentation trop régulière de « fast-food » est à l’origine d’un déséquilibre alimentaire au bénéfice des graisses et des sucres rapides et aux dépens des fibres11.


D’autres raisons sont évoquées pour expliquer l’inadéquation entre les apports et les recommandations. La diminution globale des apports alimentaires induit automatiquement une réduction des apports en micronutriments et une modification structurelle de la ration caractérisée par une part de plus en plus importante d’aliments fournissant des calories "vides"12 ;13.

Les modes de transformation et de conservation des aliments sont également susceptibles de dégrader une part des vitamines, cet appauvrissement pouvant être majoré par des modes de cuisson inappropriés. Le cas de la vitamine D est un peu particulier car sa synthèse dépend de l’exposition aux U.V et il n’est pas rare de constater une déficience chez l’enfant surtout à la fin de l’hiver et au printemps8.

 

Dossier réalisé en collaboration avec Isabelle GUINOBERT, Chargée de Recherche (PiLeJe) – Avril 2013

 

 

1.Observatoire de la vie familiale de l’Isère. Etre parent au quotidien - Enquête 2011

2.Martin A. Apports nutritionnels conseillés pour la population française. Paris : 2001

3.Martin A, zais-Braesco V, Couet C et al. Apports nutritionnels conseillés pour la population française. Paris, London, New York : Cnerna CNRS, 2001

4.Inpes. Le guide nutrition des enfants et ados pour tous les parents. 1-144. 2004

5.Poulain M, Masuy-Stroobant G. La variation spatiale et temporelle du déclin de la mortalité infantile dans nos régions. Espace, populations, sociétés 1983 ;67-73

6.Bourgeois-Pichat J. La mesure de la mortalité infantile. II. Les causes de décès. Population 1951 ;459-80.

7.Lissauer T, Clayden G. Pédiatrie : manuel illustré. De Boeck Université, 1998

8.Office de la Naissance et de l’Enfance. Enfant et nutrition. Guide à l’usage des professionnels. Parmentier, B. 1-164. 2009. Office de la Naissance et de l’Enfance

9.Tounian A, Coudray B, Bertière MC. L’alimentation de l’enfant de 3-10 ans. Recommandations et conseils pratiques. Paris : CERIN, 2007

10.Lioret, S. Consommations alimentaires des enfants âgés de 3 à 6 ans, d’après l’étude INCA2. Nutrition de la conception à l’enfance : certitudes et perspectives. Symposium IFN , 29-32. 5-2-2009

11.Chouraqui JP. Alimentation et besoins nutritionnels du nourrisson et de l’enfant. Rev Prat 2002 ;52:1371-9

12.Apfelbaum M, Romon M. Diététique et nutrition. Paris : Masson, 2004

13.Hercberg, S. and Tallec, A. Pour une politique nutritionnelle de santé publique en France. Haut Comité de Santé Publique. 2000. ENSP

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