La prise en charge des allergies respiratoires


La prise en charge des allergies respiratoires comporte principalement trois volets : l’éviction allergénique lorsque cela est possible, le traitement symptomatique et l’immunothérapie allergénique ou spécifique1.

1. L’éviction allergénique

Des mesures simples et à la portée de tous semblent capables de réduire le risque allergique. En ce qui concerne les acariens au sein du domicile, la chambre à coucher constitue leur lieu de vie privilégié2. Différentes mesures peuvent être mises en place afin d’en limiter l’exposition :
- Utiliser des housses anti-acariens pour les matelas, les oreillers et les couettes
- Favoriser les sommiers à lattes
- Eviter les matelas en mousse et laver de façon hebdomadaire couvertures et draps à 60°C
- Aérer la chambre chaque jour pour lutter contre les moisissures et l’humidité
- Remplacer la moquette par du linoléum ou du parquet flottant.

 

En cas d’allergie aux squames d’animaux, il est déconseillé d’adopter un chat, un chien ou tout autre animal. Si celui-ci est déjà présent au foyer, en cas de séparation impossible, la solution pourra passer par un compromis visant à limiter les contacts avec l’animal.

 

L’éviction des pollens est plus compliquée à réaliser. Un sujet souffrant de pollinose peut consulter le calendrier pollinique de sa région pour connaitre et limiter si possible l’exposition à ces allergènes respiratoires en réduisant ses sorties et ses activités en plein air.

2. Les traitements symptomatiques

Les traitements symptomatiques sont généralement efficaces mais leur effet cesse dès l’arrêt de la prise car ils ne s’attaquent ni à la cause, ni à la chronicité du trouble allergique.

3. L’immunothérapie allergénique (ITA)

L’ITA est, selon l’OMS, le seul traitement susceptible de modifier le cours naturel du trouble allergique. Elle adapte durablement la réponse immunitaire de l’organisme par l’administration progressive de l’allergène responsable, à des doses permettant d’atteindre la dose qui améliore les symptômes. L’administration se poursuit durant 6 mois pendant 3 saisons consécutives pour les allergies saisonnières ou toute l’année pour les allergies perannuelles.

Le recours à l’ITA dans le traitement de la rhinite allergique est justifié chez les patients insuffisamment ou non contrôlés par les traitements symptomatiques et donc sans alternative thérapeutique, du fait de la sévérité de leur maladie. En France, près de 250 000 patients sont aujourd’hui efficacement traités chaque année par désensibilisation, ce qui reste modeste au regard des 16 millions d’allergiques.


Dossier réalisé en collaboration avec Sophie Holowacz, Chef de projet Recherches (PiLeJe) - Avril 2015

 

 


 
1.Chiriac, A. M. & Demoly, P. (2012) [Respiratory allergies.]. Presse Med.
2. Guiu, G. (2010) Evaluation de la prise en charge de la rhinite allergique en médecine générale : états des lieux dans le Val de Marne.

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