Les troubles masculins... Et si on en parlait ?


Les hommes sont souvent discrets sur leur état de santé et il leur est parfois difficile d’admettre que certains problèmes de santé les touchent plus souvent que les femmes. Pourtant, de nombreuses études scientifiques montrent bien que les problèmes cardiovasculaires, de colon et bien évidement de prostate sont plus fréquents chez les hommes que chez leur compagne.

De part le mode de vie (sédentarité, tabagisme, alimentation…), mais aussi avec l’âge, certains de ces problèmes peuvent survenir…

Le syndrome métabolique, qu’est-ce que c’est ?

Le syndrome métabolique désigne la présence, chez un individu, d’un ensemble de signes physiologiques qui accroissent le risque de développer un diabète de type 2 et certains problèmes cardio-vasculaires. On parle de syndrome métabolique lorsqu’une personne présente 3 des 5 paramètres suivants :

- Surpoids (lorsque la graisse est concentrée principalement autour de la taille)

- Un niveau élevé de triglycérides

- Un niveau élevé de glucose

- Un faible taux de HDL-cholestérol

- Une pression artérielle élevée

Bien que les facteurs héréditaires contribuent au syndrome métabolique, ses principales causes sont liées au manque d’activité physique et une alimentation riche en mauvaises graisses et pauvre en nutriments (repas express, excès de sucre…). La reprise d’une activité physique et sous la surveillance d’un médecin, notamment à partir de la quarantaine, permettrait d’améliorer les différents paramètres du syndrome métabolique tels que la perte de poids, la sensibilité à l’insuline et le taux de glucose1.

Aujourd’hui, la définition du syndrome métabolique est sujette à polémique car certains facteurs ne sont pas pris en compte à savoir l’âge et la consommation de tabac. La présence de ce syndrome confère cependant un risque multiplié par deux de développer un problème cardio-vasculaire et par cinq de développer un diabète de type 22.

Le cancer colorectal, qu’est-ce que c’est ?

Ce type de cancer se forme dans le côlon ou dans le rectum au niveau de la dernière partie du gros intestin. Une alimentation trop riche peut être à l’origine de son développement. Une étude très récente vient de montrer que la consommation des produits de charcuteries industrielles ayant subis des transformations chimiques, pourraient entrainer une augmentation des lésions-tumorales au niveau du colon et de la vessie3 4.

L’hypertrophie de la prostate, qu’est-ce que c’est ?

Près de 80% des hommes âgés de plus de 50 ans rencontreront un jour ou l’autre ce problème d’hypertrophie bénigne de la prostate (HBP). La proportion augmentant significativement à partir de 50 ans. Cela se traduit par un grossissement lent, progressif des structures de la glande. Lorsqu’elle est hypertrophiée, la prostate appuie sur l’urètre, le canal qui permet l’évacuation des urines hors de la vessie. Cette compression de l’urètre provoque par conséquent des troubles urinaires. Bien que ce problème soit très répandu, les raisons de son développement ne sont pas connues. Plusieurs types de facteurs pourraient jouer un rôle dans l’apparition de l’HBP. C’est le cas des hormones sexuelles en particulier la testostérone. Son taux au niveau sanguin tend à diminuer avec l’âge car elle est convertie en une forme plus active, dihydrotestostérone qui peut induire la croissance des cellules de la prostate, mais aussi faire augmenter le taux de PSA ou APS (antigène prostatique spécifique), une molécule secrétée exclusivement par la prostate.

Dossier réalisé en collaboration avec Amandine Brochot, Docteur en Biologie - Mars 2011

 

 

1.Wisloff, U., Stoylen, A., Loennechen, J. P., Bruvold, M., Rognmo, O., Haram, P. M., Tjonna, A. E., Helgerud, J., Slordahl, S. A. et al. (2007) Superior cardiovascular effect of aerobic interval training versus moderate continuous training in heart failure patients : a randomized study. Circulation 115 : 3086-3094.
2.Alberti, K. G., Eckel, R. H., Grundy, S. M., Zimmet, P. Z., Cleeman, J. I., Donato, K. A., Fruchart, J. C., James, W. P., Loria, C. M. & Smith, S. C., Jr. (2009) Harmonizing the metabolic syndrome : a joint interim statement of the International Diabetes Federation Task Force on Epidemiology and Prevention ; National Heart, Lung, and Blood Institute ; American Heart Association ; World Heart Federation ; International Atherosclerosis Society ; and International Association for the Study of Obesity. Circulation 120 : 1640-1645.  
3.Santarelli, R. L., Vendeuvre, J. L., Naud, N., Tache, S., Gueraud, F., Viau, M., Genot, C., Corpet, D. E. & Pierre, F. H. (2010) Meat processing and colon carcinogenesis : cooked, nitrite-treated, and oxidized high-heme cured meat promotes mucin-depleted foci in rats. Cancer Prev. Res (Phila) 3 : 852-864.
4.Ferrucci, L. M., Sinha, R., Ward, M. H., Graubard, B. I., Hollenbeck, A. R., Kilfoy, B. A., Schatzkin, A., Michaud, D. S. & Cross, A. J. (2010) Meat and components of meat and the risk of bladder cancer in the NIH-AARP Diet and Health Study. Cancer 116 : 4345-4353.

  RAPPEL GRATUIT
Une question ? Besoin d'aide ? APPEL GRATUIT
  DOCUMENTATION
Demander une brochure
  ABONNEMENT
Pour recevoir la newsletter


Pour votre santé, mangez au moins cinq fruits et légumes par jour - www.mangerbouger.fr
Pour votre santé, pratiquez une activité physique régulière - www.mangerbouger.fr
Pour votre santé, évitez de manger trop gras, trop sucré, trop salé - www.mangerbouger.fr
Pour votre santé, évitez de grignoter entre les repas - www.mangerbouger.fr
Suivez-nous sur : Rejoignez-nous sur facebook