Les vitamines, micronutriments, megaimportants

D’accord, les vitamines n’apportent pas d’énergie à notre corps. Elles n’en restent pas moins essentielles au bon fonctionnement de l’organisme. En effet, ces substances sont nécessaires à un grand nombre de processus physiologiques : construction de l’organisme (croissance, développement du squelette…), fonctionnement et entretien du corps (transformation et utilisation des macro-nutriments, vision, systèmes musculaire, nerveux, immunitaire, fabrication d’ADN…).

 

De plus, des apports adéquats en vitamines sont un pré-requis dans la prévention de nombreuses pathologies (maladies liées au vieillissement, maladies cardiovasculaires, cancers).

À l’exception de deux d’entre elles (vitamines K et D), le corps humain est incapable de les fabriquer.

Une seule solution : les trouver dans l’alimentation !

Un peu d’histoire…

Quelques données qui pourront vous être utiles en cas de questions pièges au Trivial Pursuit. Si nous connaissons tous aujourd’hui les vitamines, il n’en était pas de même il y a un siècle. Ce n’est qu’en 1912 que la première vitamine (la vitamine B1) fut mise en évidence pour ses effets. Il faudra attendre 1930 pour déterminer sa structure chimique et bien comprendre son rôle bénéfique.

 

Lors de leur première classification, les vitamines ont reçu chacune leur nom à partir d’une lettre de l’alphabet. Plus tard, on est revenu aux noms chimiques. L’usage des noms chimique se justifie lorsque la formule chimique est connue comme c’est le cas des vitamines B, par exemple thiamine pour la vitamine B1, riboflavine pour la vitamine B2…

Deux grandes catégories de vitamines

Les 13 vitamines peuvent être classées en 2 catégories :

  • Les vitamines liposolubles (qui peuvent se dissoudre dans les graisses) : A, D, E, K. Stockées dans les tissus adipeux (D, E) et en quantité importante dans le foie (A).
  • Les vitamines hydrosolubles (qui peuvent se dissoudre dans l’eau) du groupe B (B1, B2, B3 ou PP, B5, B6, B8, B9 et B12) et C.

Comment évaluer et connaître ses besoins en vitamines ?

Les autorités de santé ont édité les quantités nécessaires pour répondre aux besoins de l’organisme en vitamines, selon le profil de l’individu (âge, sexe, activité) : ce sont les ANC (Apports Nutritionnels Conseillés).

Ces ANC ne doivent pas être confondus avec les AJR (Apports Journaliers Recommandés), désormais appelés Valeur Nutritionnelle de Référence (VNR).

En effet, les AJR ou VNR sont les valeurs moyennes dont un adulte a besoin. À la différence des ANC, ils ne tiennent pas compte du profil et des besoins particuliers de l’individu : âge, sexe, grossesse…

Ainsi, les AJR de certains nutriments peuvent être sous-dosés ou surdosés par rapport aux besoins nutritionnels de l’enfant ou de la femme enceinte. 

Pourquoi manque-t-on parfois de vitamines ?

Les carences en vitamines au sens médical du terme sont rares dans les pays occidentaux.

En revanche, les situations de déficits sont plus fréquentes et peuvent entraîner à court terme des perturbations sur le fonctionnement de l’organisme (fatigue, stress, moindre résistance aux infections…).

 

On pourra distinguer 3 causes majeures de déficit :

 

Une diminution des apports

  • Régime amincissant, végétarien ou végétalien
  • Alimentation déséquilibrée avec une faible consommation de fruits et légumes
  • Exposition au soleil insuffisante dans le cas de la vitamine D… L’exposition au soleil doit rester prudente et modérée.

Des besoins augmentés

  • Sujets âgés devant lutter contre le vieillissement
  • Femmes enceintes ou allaitantes
  • Enfants et adolescents
  • Sportifs…

Des perturbations digestives

  • Troubles de l’absorption liés à une maladie intestinale, la prise de médicaments…

Se complémenter ou pas ?

La première réponse à un manque de vitamines est d’adopter une alimentation équilibrée et diversifiée, privilégiant notamment les fruits et légumes de saison.

Dans les situations où l’alimentation est déséquilibrée ou en cas de besoins accrus, il est possible de faire appel à une complémentation.

 

Afin de choisir la solution la plus adaptée, voici plusieurs conseils :

 

  • Ne pas confondre AJR et ANC, notamment dans les produits de l’enfant.

  • Faire le choix de la naturalité autant que possible : vitamine C issue de l’acérola, vitamine E issue du soja, bêta-carotène…

Pour autant, pour des raisons techniques, il est quasiment impossible d’obtenir des vitamines B naturelles en complémentation.

 

  • Un déficit ne se corrige pas en 10 jours.

Il faut compter plusieurs semaines voire plusieurs mois pour remettre vos réserves à niveau.

 

Les apports en vitamines doivent répondre à un besoin individuel identifié. Il est donc important de bénéficier d’une complémentation adaptée.

 

Références

Le statut vitaminique – Physiopathologie, exploration biologique et intérêt clinique Gisèle le Moël, Agnès Saverot-Dauvergne – Thérèse Gousson – Jean-Louis Guéant

Que sont les vitamines ? ANSES (Agence Nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail

Destination Santé : les vitamines, des chiffres et des lettres

 

 

Article mis à jour le 26 août 2015 

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