3 questions à Amandine Brochot, Docteur en Biologie


Un régime permet-il d’améliorer les facteurs du syndrome métabolique ?

Le principe général de la perte de poids est basé sur un principe simple : les entrées (les aliments que nous consommons) doivent être inférieures aux sorties (l’énergie que nous dépensons au cours d’une journée). En suivant ce principe, il est facile d’imaginer que sans modification du régime mais en intégrant une activité physique, la perte de poids pourra se faire plus facilement. Ainsi, plus qu’un régime restrictif, il s’agit pour les personnes présentant ce syndrome, de reprendre un mode de vie plus sain. Il est donc préférable de changer les comportements alimentaires et de privilégier une perte de poids modérée (de l’ordre 5 à 10%) mais plus facile à maintenir à long terme.

Quel est le rôle du tabagisme dans le développement de ces problèmes métaboliques ?

Au même titre que d’autres paramètres biologiques, le tabagisme est un facteur de risque majeur. En effet, le risque d’infarctus du myocarde est 3 fois plus élevé chez les fumeurs que chez les non-fumeurs. En revanche, ce même risque est divisé par deux au bout d’un an et il revient à la normale au bout de 5 ans chez les anciens fumeurs comparés aux non fumeurs. Ces résultats encourageants devraient donc motiver les personnes désireuses d’en finir avec le tabac.

Quand doit-on consulter pour un examen de la prostate ?

Comme nous l’avons vu, l’hypertrophie de la prostate a des conséquences sur l’évacuation des urines. Une augmentation de la fréquence des mictions pendant la journée ainsi qu’une impériosité (c’est-à-dire des envies pressantes d’uriner) parfois accompagnée de fuites d’urines, doivent faire penser à une augmentation du volume de la prostate et pousser la personne à consulter. Dans beaucoup de cas, les problèmes causés par cette hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) sont fonctionnels (mictions, troubles de l’érection) et si les personnes le vivent bien, une ablation de la prostate ne s’avèrera pas nécessaire si aucune autre complication n’apparait. Dans tous les cas un dépistage systématique devrait être réalisé par son médecin traitant après 50 ans. Les examens qui peuvent être réalisés sont un toucher rectal (permettant de voir toute augmentation de la taille de la prostate) et le dosage du taux de PSA ou APS (antigène prostatique spécifique), une molécule secrétée exclusivement par la prostate.

 

Mars 2011

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