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Qu’est-ce que le surpoids ?
Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (O.M.S.), le surpoids se définit comme « une accumulation anormale ou excessive de graisse corporelle qui peut nuire à la santé ». 31,90% des français sont aujourd’hui en surpoids1.
Quels sont les mécanismes du surpoids ?
Les dépenses énergétiques peuvent être subdivisées en 3 composantes principales.
- Le métabolisme de repos représente 60 à 70% des dépenses totales. Notre organisme au repos consomme de l’énergie pour assurer le fonctionnement du cœur, de la respiration et la température de notre corps.
- Les dépenses énergétiques pour digérer les aliments et stocker les réserves. Cette consommation d’énergie varie selon la qualité et la quantité des aliments ingérés.
- Les dépenses énergétiques liées à l’activité physique représentent 20 à 40% des dépenses énergétiques totales.
L’excès de masse grasse résulte d’un déséquilibre entre les apports et les dépenses énergétiques. L’énergie excédentaire est stockée par les cellules adipeuses qui vont devenir dans un premier temps, de plus en plus volumineuses (hypertrophie) puis dans un second temps, si l’excès perdure, de plus en plus nombreuses (hyperplasie). Si le premier phénomène est réversible (la taille des cellules peut diminuer), le second est irréversible. Ainsi, dans la phase initiale de constitution de l’excès de masse grasse, l’excès d’apport alimentaire et la sédentarité jouent un rôle déterminant et sont liés à des comportements personnels, micro-environnementaux (habitudes familiales, culture, conditions de travail, école) et facteurs socio-économiques (système alimentaire, urbanisation…). Ces facteurs auront un impact d’autant plus important qu’il existe une prédisposition biologique, génétique ou épigénétique : des différences individuelles de vulnérabilité aux effets de l’environnement1 subsistent. D’autres facteurs contribuent à la prise de poids et de masse grasse : la prise de certains médicaments, des facteurs hormonaux, l’arrêt du tabac, le stress ou encore le suivi de régimes trop restrictifs récurrents et/ou inappropriés.
Quels sont les risques du surpoids sur la santé ?
Le tissu graisseux ou adipeux2n’est pas seulement un réservoir énergétique… Il possède également de multiples fonctions en agissant comme un messager qui influence les comportements, la régulation énergétique, l’oxydation des lipides, la fonction immune, les fonctions vasculaires, la situation hormonale ainsi que son propre métabolisme et sa cellularité.
Un surplus de poids fait travailler davantage le cœur, demande une plus grande consommation d’oxygène et diminue le bon cholestérol.
Le surpoids abdominal, le plus délétère pour la santé
La surcharge pondérale peut être répartie uniformément ou se localiser sur une partie du corps.
- Une surcharge pondérale androïde (excès de masse grasse au niveau du ventre)
- Une surcharge pondérale gynoïde (excès de masse grasse au niveau des fesses, hanches)
En plus de l’excès de poids, sa répartition a toute son importance et des études récentes ont démontré que l’accumulation de graisses au niveau abdominal est étroitement associée au risque de développer des troubles cardiaques, de l’hypertension artérielle, du diabète3.
Afin de préserver sa santé, il est important d’intervenir dans les phases précoces où les modifications de corpulence sont encore réversibles, et si possible avant même la survenue du surpoids.
1.Etude Obépi 2009 effectuée sur 25 286 individus représentatifs de la population française âgée de 18 ans et plus.
2.Clément, K and Guerre-Millo, M. Que devient le tissu adipeux dans l’obésité ? 51e Journée annuelle de nutrition et de diététique. 2011
3. ELIPS® Hôpitaux Universitaires de Genève










































