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Quelles sont les causes de l’allergie ?
Les causes de l’augmentation des allergies alimentaires restent mal comprises. Plusieurs hypothèses sont avancées…
Des facteurs génétiques peuvent entrer en ligne de compte : il y a en effet un risque héréditaire de développer des allergies. Le risque d’atopie pour un enfant avec des parents sans atopie est autour de 5-15%. Cette fréquence augmente à 20-40% si l’un des deux parents est atopique. L’enfant a un risque de 60-80% si les 2 parents sont atopiques.
L’hygiène de l’habitat : les politiques d’économie d’énergie des années 70 ont conduit à un confinement qui s’est traduit par une augmentation de la charge allergénique de l’air : acariens, allergènes d’origine animale ou encore moisissures. Le calfeutrement a également conduit à un accroissement de la température et de l’humidité intérieure favorisant ainsi la production d’allergènes intérieurs1. À cela s’ajoute l’augmentation rapide du nombre d’animaux de compagnie qui ne vivent plus à l’extérieur mais au sein des maisons.
L’introduction d’allergènes nouveaux (exemples : isolat de gluten, quinoa…) doit également être sérieusement prise en considération. Deux allergènes émergents doivent particulièrement être soulignés : les laits de brebis-chèvre et le gluten chimiquement modifié2.
L’action des polluants atmosphériques : on soupçonne une corrélation entre le degré de pollution (ozone, particules issues de la combustion du diesel, de la fumée de cigarette et degré de poussière dans l’air) et la survenue des maladies des voies respiratoires3.
Le tabagisme actif représente très certainement un facteur de gravité de l’asthme ; les relations entre tabagisme passif et genèse de l’asthme ressortent également de nombreuses études épidémiologiques, transversales et prospectives.
D’autres facteurs sont également avancés : la perturbation de l’équilibre du microbiote intestinal (pouvant être influencé par différents facteurs tels que le mode d’accouchement, la prise d’antibiotiques, les infections…), une exposition précoce à des allergènes potentiels semblent aller de pair avec un risque d’atopie plus élevé conduisant à évoquer le rôle d’une diversification alimentaire trop précoce4.
Dossier réalisé en collaboration avec Sophie Holowacz, Chargée de Recherche (PiLeJe)
1. El Yamani M. 2006. Asthme, allergies et maladies respiratoires. Afsset.
2. Congrès IFN, 21 septembre 2010. Les allergies alimentaires.
3. Charpin D. 2007. Maladies allergiques, maladies environnementales. Rev Prat, 57(12) : 1297-1303.
4. Ozdemir O. 2010. Various effects of different probiotic strains in allergic disorders : an update from laboratory and clinical data. Clin Exp Immunol, 160(3):295-304.










































