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Quels sont les indicateurs de mesure du surpoids ?
Si l’Indice de Masse Corporelle (I.M.C.) est de nos jours l’indicateur le plus connu du surpoids, de nouvelles méthodes, plus précises voient le jour…
Les indices courants :
L’I.M.C (Indice de Masse Corporelle)
Il est aujourd’hui reconnu par l’Organisation Mondiale de la Santé (O.M.S.) pour évaluer les risques liés au surpoids et définir des intervalles standards :
IMC = poids (kg) / taille x taille (m)
Toutefois, si l’I.M.C. est un paramètre essentiel à l’évaluation de l’état nutritionnel et du statut pondéral de l’individu, il trouve ses limites dans le fait qu’il ne permet pas de distinguer la masse grasse ou adipeuse et la masse maigre dont la masse musculaire. En effet, des sujets ayant un I.M.C. « normal » peuvent présenter un excès de masse grasse conduisant à un risque accru de troubles cardiovasculaires (en particulier s’il s’agit d’un excès de masse grasse abdominale)1.2. A l’inverse, des sujets présentant un I.M.C. au-delà de 30 (pourtant caractéristique de l’obésité) peuvent en réalité ne pas avoir d’excès de masse grasse comme c’est souvent le cas chez les sportifs et les athlètes de haut niveau.
Le tour de taille
En plus d’évaluer l’Indice de Masse Corporelle, il est important de déterminer où la graisse est stockée dans le corps afin de mieux appréhender les risques pour la santé. Aujourd’hui, le meilleur indice pour évaluer le surpoids abdominal est la mesure du tour de taille.
Tours de taille présentant un risque :
Homme : supérieur à 102 cm - Femme : supérieur à 88 cm
Les nouvelles méthodes de mesure du surpoids
Un des enjeux des recherches menées actuellement est d’identifier des paramètres mesurables de manière non invasive permettant d’estimer de manière plus précise la masse adipeuse de l’individu.
L’I.M.A. (Indice de Masse Adipeuse)
Une étude récente3 a permis à des chercheurs américains de proposer un Indice de Masse Adipeuse basé sur la mesure du tour de hanche et de la taille (hauteur). Ces auteurs estiment cet indice plus précis que l’I.M.C. pour évaluer l’excès de masse grasse. Si ce nouvel indice est simple et intéressant, son utilisation est encore prématurée et reste à valider par davantage d’études.
La bio-impédancemétrie
Parmi les méthodes récentes, la bio-impédancemétrie semble être une des techniques de référence sure, précise, rapide et non invasive pour le suivi de la composition corporelle. Elle consiste en une mesure de l’opposition que rencontre un courant électrique de faible intensité lorsqu’il passe dans le corps via l’eau contenue à l’intérieur et à l’extérieur des cellules. Cet examen indolore, facile à effectuer et peu couteux, fournit une estimation fiable de l’eau corporelle totale et de l’eau extracellulaire et permet d’en déduire la masse maigre et la masse grasse. La bio-impédancemétrie est donc une technique utile pour l’analyse de la composition corporelle de tous les individus qu’ils soient de poids normal ou en surpoids4.
1.Montalcini T, Gorgone G, Garzaniti A, Gazzaruso C, Pujia A. Artery remodeling and abdominal adiposity in nonobese postmenopausal women. Eur J Clin Nutr 2010 ;64:1022-4.
2.Dube MC, Lemieux S, Piche ME et al. The contribution of visceral adiposity and mid-thigh fat-rich muscle to the metabolic profile in postmenopausal women. Obesity (Silver Spring) 2011 ;19:953-9.
3.Bergman RN, Stefanovski D, Buchanan TA et al. A better index of body adiposity. Obesity (Silver Spring) 2011 ;19:1083-9.
4.Thomson R, Brinkworth GD, Buckley JD, Noakes M, Clifton PM. Good agreement between bioelectrical impedance and dual-energy X-ray absorptiometry for estimating changes in body composition during weight loss in overweight young women. Clin Nutr 2007 ;26:771-7.










































