Une alimentation adaptée pour une bonne gestion du stress


En situation de stress, l’organisme est fortement sollicité. Les phases d’alarme et de résistance sont coûteuses en énergie : le métabolisme est accéléré et les réserves sont mobilisées1 ;2. Il est donc important d’avoir une alimentation variée et équilibrée pour satisfaire les besoins en macronutriments (surtout en protéines et glucides) et en micronutriments.

Des glucides en perfusion

Savez-vous pour combien de temps le cerveau dispose de réserves en énergie ?

Pas plus d’une seconde !

Toute baisse brutale du sucre dans le sang ou tout manque de sucre provoquent une sanction immédiate : le malaise… la fameuse hypoglycémie. C’est pour cela aussi que les grignotages sucrés provoquent irritabilité et sautes d’humeur : le taux de sucre varie au rythme des prises de sucre et le cerveau n’apprécie guère.

Des protéines bien équilibrées

Ce sont les protéines de notre alimentation qui nous fournissent les acides aminés indispensables au fonctionnement de notre organisme et à la fabrication de molécules importantes comme les neuromédiateurs. Parmi ceux-ci, la sérotonine joue un rôle majeur dans la capacité d’adaptation au stress, d’où l’importance d’apporter son précurseur alimentaire, le tryptophane3,4. Un autre acide aminé, la tyrosine est important car il permet à l’organisme en situation de stress de mieux résister5.
En pratique : idéalement, dans votre assiette, il faudrait 50% de protéines d’origine animale (volailles, poissons, œufs) et 50% de protéines d’origine végétale (légumineuses, céréales).
Les produits laitiers sont une bonne source de tryptophane, en particulier la ricotta, la brousse, le cottage cheese.
Pour ceux qui consomment peu de protéines animales, préférez les mélanges céréales légumineuses (riz + soja, pois-chiche + semoule…).

Un allié incontournable, le magnésium

Un individu soumis au stress est victime d’un véritable cercle vicieux. Le stress mal géré entraîne une augmentation de cortisol (« hormone du stress »). Le cortisol déclenche une fuite urinaire du magnésium, fuite qui va aggraver la vulnérabilité au stress ; c’est ce qu’on appelle le cercle vicieux du stress.
En pratique, privilégiez les fruits et légumes frais et secs ainsi que les oléagineux, comme les amandes, noix, noisettes…

Dossier réalisé en collaboration avec Isabelle Guinobert – Chargée de Recherche PiLeJe

1.Marieb EN. Anatomie et physiologie humaines. 1999 ; De Boeck Université.

2.Preiser JC, Devos P. Physiopathologie du stress sévère. In : Cano N, ed. Traité de nutrition artificielle de l’adulte. 2008 ; Springer.

3.Lucki I. The spectrum of behaviors influenced by serotonin. Biol Psychiatry. 1998 ;44:151-162.

4.Servant D, Parquet PJ. Stress, anxiété et pathologies médicales. 1995 ; Masson.

5.O’Brien C, Mahoney C, Tharion WJ et al. Dietary tyrosine benefits cognitive and psychomotor performance during body cooling. Physiol Behav. 2007 ;90:301-307.

 

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